4.5.16

Milford Sound et sa route


Previously in the unexpetable journey of Agathe&Fab :

Après notre croisière sur le Doubtful Sound et notre retour à terre à Te Anau, nous avons décidé de monter par une "impasse" de 120 km vers le très touristique Milford Sound. Une route remplie de trésors naturels dont notre préféré, le Key Summit !


Épisode 7 : Milford Sound's Road



Avec plus de 550 000 visiteurs par an, le Milford Sound est bien plus touristique que son voisin du sud le Doubtful ! 
Mais ce qui fait le charme de ce bras de mer en plus de son incroyable dimension c'est la route pour y accéder. 
Enclavé dans les montagnes côtières, il faut parcourir près de 100 km dans la vallée avant de monter à 1270 m d'altitude pour rejoindre le seul et unique tunnel. Il nous fait alors descendre à 945 m d'altitude et donne sur le Sound et sa ville. 

Nous avons donc commencé la route dans la soirée, nous donnant des couleurs extraordinaires.


L'avantage à cette heure tardive, c'est également l'absence totale de touristes (à part deux pélos dans un van).

La deuxième étape de notre route a donc été les Mirror Lakes connus pour leur reflet impeccable des montagnes protégeant la vallée. Très touristiques la journée, nous avons eu la chance de n'être dérangés que par un couple de canards essayant de brouiller ce reflet parfait.





Dès le lendemain matin nous nous mettons en route pour gravir un petit sommet proche de la route, et appartenant à l'une des Great Walks de Nouvelle Zélande : la Routeburn Track. 

Encore une fois nous préférons faire 1h30 pour rejoindre le sommet plutôt de faire les 3 jours de marche. -Ça devient une habitude !-
Objectif donc : Key Summit. Une fois arrivés là haut, une vue à couper le souffle, une nature étonnante, un marécage très bien préservé de l'impact humain, et des lacs miroirs, encore !






Ça donnerai presque envie de faire la rando complète ! 

Du coup on continu, Milford nous attend !
En reprenant la route nous en prenons encore plein les yeux : des cascades, des glaciers, des parois rocheuses de plusieurs centaines de mètres, des eaux cristallines... nous ne savons plus où donner de la tête...






Et puis, après la traversée du tunnel de 1,2 km à 1 seule voie de circulation, et une descente de 14 km, nous arrivons au bord du Sound.

Encore une fois, nous avons été ébahis par la beauté du paysage. Le "Mitre Peak" se dressait là devant, et tout autour, des cascades déferlantes sur les flancs du pic voisin. 


Nous n'avions plus de batterie mais cette photo piquée d'internet résume bien la puissance de la chute d'eau



Après cette aller-retour à Milford, direction le sud de l'île du sud dans la région verte et sauvage des Catlins. Au passage, il temps de dire au revoir à Kahina et Jerem qui continuent de leur côté, et on garde notre Bugs (Antoine) bien aimé avec nous.

See ya'

17.4.16

The Doubtful Sound

Previously in the unexpected journey of Agathe&Fab

Après avoir “visité” l’intégralité de la West Coast en à peu près 8h, nous sommes partis à l’assaut du Parc National du Fiordland au sud-ouest du pays. Durant l’épisode pluvieux, nous avons laissé Kahina, Jérem et Antoine du coté de Queenstown, que nous tenions à visiter plus sous le soleil que sous la pluie. C’est donc en amoureux que nous avons décidé de découvrir ces Fiords, en commençant par le plus grand !



Episode 6 – Doubtful Sound



Sur les 14 Parcs Nationaux que recense la Nouvelle Zélande, celui du Fiordland est le plus grand avec ses 1,25 millions d’hectares soit 0,5 Bretagne ou 390 Riom ! Le Doubtful Sound est bien moins connu que son cousin le Milford Sound et pourtant, il est beaucoup plus imposant et bien plus long ! C’est pour cette raison que nous avons choisi de visiter le Doubtful et non le Milford. Disons également que l’affluence touristique est bien moins importante dans le Doubtful car aucune route n’y accède. Il est donc bien plus difficile d’y accéder.

Ceci étant dit, aujourd’hui, le Milford, le Doubtful ou encore le Dusky continuent d’être appelés des Sounds, et pourtant ce sont des Fjords ! Petite explication : un fjord, c’est une vallée profonde, aux côtes escarpées, en prolongement en dessous du niveau de la mer et qui est rempli d’eau salée. Au contraire, un Sound est une vallée beaucoup moins profonde, creusée par une rivière, mais qui avec la montée des océans s’est remplie d’eau salée ! Bref, revenons-en à nos moutons, nous ne sommes pas géologues après tout : ce qu’il faut donc en retenir, c’est que c’est beaucoup trop grand pour être un Sound !

Et selon la légende Maorie, le Doubtful Sound ainsi que ses autres voisins, ont été créés par le Dieu ATUA qui arriva en brandissant une hache magique et en prononçant des incantations. Quant à  TU-TE-RAKI-WHANOA, le créateur des fiords, il avait pour but de façonner des longs bras de mer, pouvant servir de refuge en cas de tempête. Ils seraient donc à eux 2 à l’origine de la création du Fjordland - Bref, on n’y croit pas trop -

Nous voilà donc partis de Te Anau, toujours sous un ciel grisonnant vers le Doubtful Sound, pour une fois, lui, sous le soleil. Sachant qu’en 1an, il s’y déverse 5 mètres de pluie ( 5,2 fois plus qu’à Brest, c’est pour dire !), on était donc plutôt chanceux !


Le programme de la journée est alléchant : une croisière pour traverser le lac Manapouri, puis le passage du col de Wilmot Pass en bus sur des « routes » tourbillonnantes, pour arriver au fond du Fiord (à Deep Cove) et trouver un autre bateau qui nous emmènera tout le long à sa découverte pendant 3h.


10h, rendez-vous donc sur le Port de Manapouri, au sud de Te Anau pour commencer notre périple.


Si le ciel ne nous laisse pas encore apercevoir le bout des montagnes en quittant le port, nous ne tardons pas à ressentir l’éloignement de cette région reculée. La nature sauvage et imposante se découvre au fur et à mesure que nous nous rapprochons du fond du lac.



Les sommets se dévoilent et la puissance des montagnes gagnant la mer se fait ressentir. Mais le plus impressionnant reste à venir. Nous sautons donc dans un bus pour emprunter une route de graviers longue de 22 km et que l’on ne peut rejoindre qu’en traversant le lac par bateau. Et lorsque l’on arrive au sommet du col, avant de redescendre vers notre nouvelle croisière,


WHAAAAAAAAW



Encore un paysage inédit, des montagnes hautes de plus de 1200m plongeant directement dans la mer, ou plutôt dans ce bras de mer qui semble se faufiler. On pourrait presque croire que quelqu’un l’a taillé à la hache, pour y créer des refuges en cas de tempête !! (Merci ATUA et TU-TE-RAKI-WHANOA).

Mouais. Ça c’était pour la version Maorie, parce que même le Capitaine Cook qui a découvert pas mal de choses en son temps (dont la NZ) et laissé son nom à la moitié d’entre elles, n’a jamais voulu s’aventurer dans ce Sound, de peur de ne jamais pouvoir en ressortir à cause des forts vents rentrants. Il lui qui lui a donc donné ce nom de « Doubtful » soit « Douteux » en français.

Donc refuge… nous on est bien content d’avoir un moteur en tout cas, car si les paysages sont grandioses et inimaginables, l’endroit reste sauvage et très peu hospitalier pour l’homme.






Les montagnes retiennent les derniers nuages pour bien nous montrer leurs grandeurs, reliant aisément la mer au ciel !



C’est vrai qu’il y a un peu de vent et qu’il faisait un peu froid. Les mouches de sable ne trouveront pas un seul millimètre de peau qui dépasse, NA !




Si les photos sont impressionnantes, les reliefs sont tellement gigantesques qu’ils ne rentrent que rarement entièrement dans l’objectif !



Au bout du bras de mer, là où l’océan reprend ses droits et que les poissons affluent par milliers, nous avons eu la chance de pouvoir observer la plus grande colonie de phoques à fourrure de Nouvelle Zélande, à défaut d’avoir pu observer les dauphins et les pingouins venant dans le coin régulièrement.




Une croisière donc des plus agréables autant par le ciel bleu que nous avons tant recherché que par les paysages à couper le souffle. Et une fois revenue l’accalmie dans le fond du bras de mer, il fait même plutôt bon vivre sur le pont du bateau, même si le bonnet reste encore indispensable…








De retour au port, il nous reste donc plus qu’à reprendre la route en faisant cap au Nord pour découvrir, cette fois depuis la terre, le Milford Sound et sa route légendaire.